carpejenn livres préférés

Je n’ai jamais été fan des livres de développement personnel alors que c’est un sujet que je trouve très important pour l’épanouissement de chacun. Si j’ai réussi à en lire quelques uns, de manière générale, je trouve les livres sur le sujet plutôt borring. Et généralement, je n’en retiens pas grande chose, à une ou deux idées près.

Le courage, le dépassement de soi, le pardon, l’abnégation, l’acceptation… ces grands principes de la vie, me parlent et me touchent plus lorsqu’ils sont présentés dans des romans, à travers des histoires de vie. En regardant ma bibliothèque, je me suis demandée : « si je ne devais relire que 3 romans, lesquels je choisirai? » La réponse a été très facile. Parmi la centaine de livres devant moi, ceux qui ont à jamais touché mon coeur sont :

Ces livres ont tous les trois quelque chose en commun : ils parlent de la douleur humaine et de la résilience dont nous êtres humains pouvons faire preuve. Ces trois histoires racontent la vie de familles ou d’individus qui tous font face aux injustices du monde : victimes de la société, victimes des hommes, victime de la condition humaine. Mon vécu a fait que c’est le type d’histoires qui me touche le plus, plus que les romans d’amour, plus que les péripéties d’un quelconque héros. J’aime l’humilité de ces histoires, je m’identifie dans certains combats. Je me reconnais souvent dans le personnage principal : un être humain parmi des milliards qui ne cesse de combattre et qui concentre son regard sur la lumière au bout du tunnel.

Les raisins de la colère

J’avais déjà parlé de ce livre dans l’article 11 livres 11 émotions, je vais éviter de me répéter et être encore plus concise : Les raisins de la colère raconte l’histoire de la (grande) famille Joad : parents, grand-parents, enfants, belle-famille, bambins… La majorité de leur vie, ils l’ont vécue dans l’Oklahoma, où ils vivent de leurs terres. Nous sommes en 1930, en plus de récoltes peu fameuses, l’industrialisation se développe et fait plier toutes les fermes des alentours. N’arrivant plus à joindre les deux bouts et à rembourser ses dettes, la ferme familiale est saisie par la banque. La famille n’a d’autre choix que d’aller tenter sa chance ailleurs. Dans les années 30, la Californie est the place to be. Les emplois pullulent à foison et c’est la région qui connait le plus grand exode à cette période. C’est ainsi que le voyage de la famille commence. Celui-ci qui va durer plusieurs semaines, est bouleversant à lire. Ils ne cesseront de traverser des moments difficiles, connaîtront des décès et des abandons, eux qui étaient si soudés et si confiants, eux qui puisaient leur force dans ces liens du sang qui les unissaient. L’arrivée en Californie est censée sonner la fin de leur galère, mais en sera-t-il vraiment ainsi ?

Bouleversant je te dis !! Si tu ne l’as pas encore lu, je t’encourage à le faire VITE VITE VITE !

Le comte de Monte Cristo

La première fois que j’ai entendu parler de ce livre, je devais avoir 12 ans. Mais franchement à l’époque, j’étais beaucoup plus à fond dans les Chair de Poule (les 90s connaissent !) que dans les grands classiques. Ce n’est que cette année que je me suis décidée à le lire. J’ai commencé en décembre et je l’ai fini début février. Le livre est assez long, 1200 pages aussi fines que celles de la bible. Mais bon, qui est pressé ?

Edmond Dantès, 19 ans à peine, est second sur un bateau. Tout lui sourit dans sa jeune vie : son travail exemplaire le propulse au poste de capitaine et il est amoureux de la plus belle catalane de Marseille. Humble personne au grand coeur, son bonheur se résume à Mercédès sa promise, et son père dont il s’occupe. Ce bonheur qui s’annonce pour la suite de sa vie n’est pas bien vu par tout le monde, et 3 (ou 4 selon ce que tu penseras de Caderousse) personnes fomentent un complot contre lui, complot qui se déroulera à merveille. Edmond est jeté en prison, et va y passer 14 années. Ne comprenant pas de quoi on l’accuse, il essaie de se battre comme il peut, crie à l’injustice à qui veut l’entendre, sans espoir. 14 années plus tard, il réussit à sortir dans des circonstances incroyables ! Il décide alors de se venger de l’injustice qu’il a vécue. Je m’attendais à ce que sa vengeance se fasse en deux-deux, mais pas du tout. Elle se réalisera sur plus de 10 ans, lente et très bien préparée, j’ai envie de dire qu’elle est poétique tellement elle est bien pensée.

La psychologie des personnages est très travaillée, je me suis surprise à avoir de la compassion pour les « méchants » à certains moments. J’ai aussi été particulièrement touchée par Mercédès, qu’Edmond retrouvera dans des circonstances juste ouf. Lors de leur dernière conversation dans le roman, le discours qu’elle tient à Edmond est juste magnifiquement humblement justement éclairé.

Résumer ce livre en un mot : attendre et espérer. (oui ça fait trois mots rrrroh)

Le viel homme et la mer

Ce livre est pour moi une des plus belles métaphores de la vie ! Tout est dit dans le titre : un vieil homme et une mer. Santiago part à la pêche comme il l’a déjà fait des centaines de fois. Il fait une prise magnifique. Cette prise, il s’est battu pour l’avoir, et a fait preuve d’une grande patience et d’une grande résilience. Cette première partie du livre représente pour moi la bataille qu’on mène pour accéder à sa vie de rêve, il y a des hauts et des bas, et pourtant ne pas lâcher est le motto, on finira par y arriver. La prise (un marlin) représente tout ce à quoi on aspire dans la vie, nos rêves, nos ambitions. Une fois la prise sécurisée il s’agit maintenant de la ramener au port et d’en profiter. Sauf qu’il en a été autrement pour notre ami. Cette partie représente pour moi l’autre côté de la montagne. Tu t’es battu pour arriver au sommet, tu penses pouvoir enfin te reposer, la descente sur l’autre versant sera facile… sauf que la vie en a décidé autrement ! Le retour au port de Santiago est rendu compliqué par un événement particulier. Nous aussi, dans la vie, parfois quand on pense tout avoir, on se sent heureux, on se sent en joie face aux combats qu’on a menés et gagnés si durement, et quand on pense enfin pouvoir se reposer, bah en fait non. Et c’est ça la vie, des grands bonheurs ponctués de moments difficiles, mais comme Santiago, il faut garder la foi (il a réussi à rentrer, épuisé et presque sans butin). Il faut toujours garder son but en tête afin de ne pas céder. Regarde toujours vers le port.


Ces trois livres sont ma thérapie, et m’ont donné du courage dans les moments où j’en avais besoin, au delà de l’aspect thérapeutique, ce sont vraiment de belles histoires, et la plume de ces trois écrivains, Steinbeck, Dumas et Hemingway est vraiment géniale.

Pour terminer, j’aimerai citer cette phrase du Comte de Monte Cristo que j’ai trouvé très profonde :

Il faut le malheur pour creuser certaines mines mystérieuses cachées dans l’intelligence humaine : il faut la pression pour faire éclater la poudre (…) Et vous le savez, du choc des nuages résulte l’électricité, de l’électricité l’éclair, de l’éclair la lumière.

L’abbé Faria – Le Comte de Monte Cristo.

Et toi, quel livre t’as particulièrement touché ? viens on en discute 👇🏿

2 thoughts on “3 livres qui me donnent de la force

  1. Hello Jenn,

    Ravie d’avoir découvert ton profil grâce à Instagram, c’est ma première bifurcation sur ton blog.

    Bravo pour ce bel article. Je suis au regret d’avouer quenje suis incapable d’en citer 3 dans l’absolu et pour tous les temps, car dans le fond de nombreux livres ont joué un rôle dans ma vie au fil du temps et des expériences.

    De même que certains peintres ont des périodes, j’observe le même constat chez-moi.

    Contrairement à toi, j’ai pu puiser de l’inspiration celle que j’appelle « agissante » qui pousse à l’action dans tous les genres, dans les autobiographies de Wangari Maathai (Celle qui plante les arbres) et Aoua Keita (Femme d’Afrique) dans les livres de business de Guy Kawasaki (L’art de se lancer) et Seth Godin (Purple cow), dans la poésie de Cahier d’un retour au pays natal (Césaire) à la mélopée Les arbres aussi versent des larmes (Alain Mabanckou), au roman La peau de Chagrin (Balzac), aux nouvelles Jazz et vin de palme Emmanuel Dongala) et La peur de Stefan Zweig en passant par des traités de « stratégie » Le prince de Machiavel, L’art de la guerre de Sun Tzu via les romans L’Effacement de Percival Everett, Le maître des âmes d’Irène Nemirovsky ou la Reine Pokou de Véronique Tadjo, en bifurquant par les Méditations africaines et Afrotopia de Felwirr Sarr, et entin Les 4 accords toltèques de Miguel Ruiz.

    Voici les livres qui m’accompagnent depuis quelques années et dont je relis régulièrement un passage précis parce qu’en plus de me nourrir, ces lectures me donnent envie d’agir.

    Grace

    1. Hello Grace,

      Merci pour ce partage très riche. De tous les ouvrages que tu as cités, je n’en ai lu qu’un. De savoir qu’ils t’ont apporté quelque chose de positif dans différents domaines me donne envie de découvrir les autres. Les livres peuvent avoir un impact tellement positif, je les trouve merveilleux ❤️

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